LA MÉTHODE AXIOTYPE

Mesurer ce que vos publics retiennent de votre parole.

La méthode axiotype mesure l’écart entre la manière dont une organisation parle et ce que ses publics en retiennent, puis trace le chemin pour le réduire. Elle s’appuie sur les sciences humaines et sociales, qui étudient depuis un siècle comment une idée se forme, circule et emporte l’adhésion.

NOS FONDEMENTS

L’influence est un phénomène social. Nous l’étudions comme tel.

Une idée progresse quand des personnes la reprennent, la traduisent pour leur entourage et finissent par la tenir pour évidente. Ce mouvement obéit à des régularités que la rhétorique, la sociologie et l’analyse du discours décrivent avec précision. Nous en tirons des outils pour mesurer et pour agir.

Partir de son auditoire

Un argument convainc quand il s’appuie sur ce que l’auditoire tient déjà pour acquis : ses faits, ses valeurs, l’ordre dans lequel il les range. La rhétorique de l’argumentation en fait une méthode pour construire chaque message à partir de celui qui le reçoit.

Comprendre la circulation

Les messages passent par des relais qui les reformulent pour leur entourage. Repérer ces relais et leur donner la parole pèse souvent davantage qu’une campagne supplémentaire.

Gagner la bataille des mots

Nommer un problème revient déjà à orienter sa solution. L’analyse du cadrage et des formules montre quel camp impose son vocabulaire, à quel moment et sur quel canal.

Mesurer avec rigueur

Les sciences sociales apportent des protocoles éprouvés : entretiens, questionnaires, analyse de corpus, croisement des sources. Chaque recommandation repose ainsi sur des preuves que le client peut vérifier.

Cette exigence engage aussi une éthique. Nous cherchons l’adhésion par la preuve et par le dialogue, parce qu’une influence durable repose sur un accord réel entre une organisation et ses publics.

Ce que mesure la méthode

A · Alignement

Vos engagements publics sont-ils tenus par vos pratiques ?

Repère : le découplage entre le discours d’une organisation et son activité réelle (Meyer et Rowan).

B · Singularité

Votre parole se distingue-t-elle de celle de votre secteur ?

Repère : l’isomorphisme mimétique, la tendance des organisations à imiter celles qu’elles jugent légitimes (DiMaggio et Powell).

C · Ancrage

Partez-vous des préoccupations de vos publics ?

Repère : les accords préalables de l’auditoire (Perelman et Olbrechts-Tyteca).

D · Cadrage

Imposez-vous vos mots dans le débat, ou répondez-vous dans ceux des autres ?

Repère : la théorie du cadrage, qui décrit comment un problème est défini, attribué, jugé et résolu (Entman, Gitlin).

E · Relais

Des tiers crédibles portent-ils votre parole ?

Repère : les leaders d’opinion, qui relaient et interprètent les messages pour leur entourage (Katz et Lazarsfeld).

Six manières d’être perçu

Intégré

Discours, pratiques et relais se répondent.

Risque : l’usure d’une parole devenue prévisible.

Déclaratif

Le discours devance les actes.

Risque : l’accusation de façade dès qu’un écart est documenté.

Mimétique

Le discours se fond dans celui du secteur.

Risque : l’amalgame lors d’une controverse sectorielle.

Hermétique

L’organisation parle sa langue plutôt que celle de ses publics.

Risque : des messages justes qui restent inaudibles.

Exposé

D’autres posent le cadre à sa place.

Risque : une parole qui arrive après le cadre et semble défensive.

Isolé

L’organisation parle seule, sans garants.

Risque : une parole perçue comme intéressée.

Du test au plan d’action

01 · Le test axiotype, gratuit

  • Vingt affirmations réparties sur les cinq dimensions, une échelle en cinq niveaux, quelques affirmations inversées pour corriger la tendance à répondre oui.

  • Un niveau de risque pondéré par l’exposition de votre secteur aux controverses.

  • Un résultat immédiat : votre profil, votre trait secondaire, deux risques, trois recommandations et la formation la plus utile.

  • Faites-le passer à une seconde personne d’une autre fonction : l’écart entre vos deux résultats révèle déjà une asymétrie de perception interne.

02 · Le delta de perception

  • Il confronte l’image que l’organisation se donne à celle que ses publics lui renvoient, dimension par dimension.

  • Chaque dimension reçoit trois lectures : votre auto-évaluation, une mesure externe (questionnaire miroir passé à vos publics, corpus presse et réseaux sociaux codé) et une lecture qualitative (entretiens semi-directifs, observation).

  • Un écart est confirmé quand les trois lectures convergent ; chaque écart porte dans le rapport son niveau de preuve et ses sources.

03 · Le rapport complet

  • Acteurs et relais : qui fait réellement circuler les idées dans votre secteur, et une matrice des parties prenantes fondée sur des données.

  • Bataille des mots : les désignations concurrentes, la naissance et les reprises de vos formules, le camp qui impose son vocabulaire.

  • Diffusion multicanale : où naît une controverse, par où elle passe entre réseaux, presse et institutions, et le délai dont vous disposez pour réagir.

  • Cadrage et récit : les récits en présence, la place que chacun vous attribue et les éléments qui vous distinguent.

  • Auditoires et arguments : les valeurs de chaque public, la carte de vos arguments face aux contre-arguments, ceux à consolider et ceux à abandonner.

  • Une recommandation stratégique en huit points et une séquence d’action à 30, 60 et 90 jours.

04 · Le suivi

  • Un observatoire trimestriel des indicateurs, et des formations ciblées pour les équipes qui portent la parole.

Vos indicateurs, trimestre après trimestre

Indice de dissonance

Notre discours est-il cru ?

Part de voix

Existons-nous dans le débat face à nos concurrents ?

Part de parole directe

Parle-t-on avec nous, ou à notre place ?

Taux d’appropriation

Nos mots circulent-ils ?

Reprise institutionnelle

Nos formules pèsent-elles dans la décision publique ?

Ce que la méthode éclaire

Affaires publiques

Porter une cause auprès des décideurs.

Influence

Faire progresser une idée dans le débat.

Branding

Plateforme de marque et récit.

Communication corporate

Éléments de langage et prises de parole.

Communication interne

Faire adhérer les équipes au projet.

Marque employeur

Attirer et fidéliser les talents.

Crise et réputation

Anticiper et tenir la parole publique.

Conduite du changement

Le récit qui porte une transformation.

Une méthode exigeante et confidentielle

Confidentialité

Un accord de confidentialité est signé avant toute transmission de documents.

Anonymat

Les verbatims sont anonymisés et restitués par public ; le commanditaire reçoit les analyses, les transcriptions restent chez Axiologos.

Transparence

Le rapport publie la méthode, l’échantillon, les questions exactes et les limites de l’analyse.

Rigueur

Double codage d’une partie du corpus par deux analystes, chiffres recalculés avant chaque livraison.

EN FORMATION

La pratique d’abord

Nos formations transmettent la méthode par la pratique. Chaque participant travaille une prise de parole réelle ; la théorie arrive au moment où le groupe en a besoin.

01

On pratique

Une mise en situation ouvre chaque séquence.

02

On débriefe

Le groupe nomme ce qui a convaincu et ce qui a freiné.

03

On éclaire

Un apport court, issu de la recherche, donne les clés.

04

On recommence

Chacun reprend avec les outils et mesure le chemin parcouru.

La méthode s’appuie notamment sur les travaux de Perelman et Olbrechts-Tyteca, Meyer et Rowan, DiMaggio et Powell, Entman, Gitlin, Katz et Lazarsfeld, Bourdieu, Krieg-Planque.

Découvrez votre profil en huit minutes

Faire le test axiotype